Maman travaille : mes 4 conseils pour faciliter la séparation

Cette semaine je suis partie 4 jours en Finlande. Sur Instagram plusieurs d’entre vous m’ont dit qu’elles n’avaient jamais réussi à quitter leur.s enfant.s même l’espace d’une soirée et me demandaient comment je faisais. C’est le genre de sujet compliqué car chacune fait comme elle le ressent et l’idée n’est surtout pas de culpabiliser les unes ou les autres (on culpabilise suffisamment comme ça au quotidien, j’en parlais d’ailleurs ici). Me séparer de mes enfants est une des choses que je trouve le plus difficile. Et en même temps il y a des opportunités qui ne se refusent pas (notamment quand il s’agit de partir vous rencontrer en province pour mon livre !). Ma mère m’a très souvent dit que « l’on ne fait pas des enfants pour soi ». Il a fallu que je devienne maman pour comprendre. Nos enfants prendront un jour leur indépendance et je trouve ça hyper important de continuer à vivre « ma » vie. Et ça commence dès qu’ils sont petits ! Je limite les déplacements depuis que j’ai des enfants mais je suis régulièrement amener à m’absenter une soirée ou plus (3 nuits semblent être le maximum pour moi !). Voici mes conseils pour que la séparation se passe au mieux.

Allez-y crescendo. Je me souviens encore de la toute première fois où nous avons laissé mon aîné le temps de se faire un petit resto. Il avait 15 jours et ma mère nous avait proposé de le garder. Le resto a duré moins de deux heures et nous avons passé notre temps à regarder des photos de notre fils mais au moins cette première soirée nous a permis de réaliser qu’il était important de savoir se séparer de son enfant de temps en temps pour se retrouver (seul.e ou à deux).  Si vous n’avez encore jamais sauté le pas de la séparation, commencez par deux heures un après-midi le temps d’aller faire quelques courses puis un resto le soir puis une journée etc… Vous verrez que souvent c’est plus dur pour les parents que pour les enfants finalement !

Entourez-vous bien. Quand je pars j’ai besoin de savoir que mes enfants sont entre de bonnes mains. Je ne peux pas me permettre d’être stressée sinon je ne profite pas de mon voyage. En général quand je m’absente c’est mon mari, mes parents ou mes beaux parents qui s’occupent des enfants. Comme ça je sais qu’ils ont leurs repères et leur routine habituelle. J’ai mis du temps avant de prendre une babysitter mais depuis que nous avons trouvé la perle (faites fonctionner le bouche à oreilles ou regardez sur babysittor) on s’autorise des tête-à-têtes plus réguliers. Les enfants l’adorent et c’est la fête quand elle vient. Comme ça nous partons sans culpabiliser. Ca apprend aussi aux enfants à se séparer de nous, comme à la crèche ou à l’école finalement !

Un temps de préparation. Pour ne pas que la séparation soit vécue comme un abandon, je prépare toujours les enfants plusieurs jours avant mon départ. Avant le départ on regarde une mappemonde ou on lit un livre sur l’endroit où je pars. Les enfants ont toujours plein de questions et ça les amuse d’apprendre de nouvelles choses sur un pays ou une ville qu’ils ne connaissent pas. La plupart du temps c’est mon mari qui les garde donc c’est très simple mais si on s’absente tous les deux, on prend bien évidemment le temps de leur expliquer qui va venir les chercher à l’école, chez qui ils vont dormir…Et dernière chose hyper importante, je fais vraiment attention à ne pas leur montrer que je suis triste ou stressée de partir (surtout si je dois prendre un avion !) afin qu’ils ne le ressentent pas. Je veille toujours à leur expliquer pourquoi je m’absente et que eux aussi plus tard seront sûrement amenés à voyager pour leur travail…

Des petites surprises. Si je dois m’absenter pour une ou plusieurs nuits je glisse un petit mot d’amour sur leurs oreillers avec le décompte des nuits restantes jusqu’à mon retour. La première fois que j’ai fait ça ils ont adoré et me le réclament à chaque fois. Ils ne savent pas lire et pourtant ça leur plaît énormément. Et je rapporte toujours une petite surprise du pays ou de la ville visité.

Et puis bien évidemment vive les appels Facetime même si j’ai remarqué que quand les enfants sont plus petits ils ont du mal à comprendre pourquoi ils peuvent vous voir mais ne pas vous toucher et ça se termine parfois en crise de larmes. Donc un simple appel peut suffire avec des touts petits. Si certaines d’entre vous ont d’autres astuces à partager, n’hésitez pas !